Hugo Picard

Skipper du bateau Kiraucassis

À propos de moi

Un marin expérimenté, capable de décrocher des podiums ! Connu sous le nom de « The SailingFrenchman » sur Youtube, Hugo partage depuis des années ses aventures et bénéficie d’une communauté diversifiée et engagée. Hugo participera à la prochaine Mini-Transat au départ des Sables-d'Olonne en 2021 sous le nom "SVB Team". SVB sera le sponsor principal pour ce marin ambitieux pour le soutenir dans sa quête de la réalisation de son rêve ! 4050 milles nautiques, 1 marin, 1 bateau, et sans assistance !

- Hugo Picard

Skipper professionel

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09/06/2021

Sponsoriser un ministe : une alternative accessible pour démarrer dans le sponsoring de voile ?

Hugo picard, "The sailingfrenchman" nous parle sponsors et réseaux sociaux.

À 31 ans, Hugo Picard a déjà une sacrée histoire derrière lui. Il partage depuis des années son expérience en publiant ses vidéos sur YouTube, où l’on peut suivre l’ensemble de ses projets.

En pleine préparation pour la Mini Transat 2021, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec lui pour parler sponsors et visibilité médiatique de la Class Mini.

Sponsoriser son projet voile : un démarrage plus compliqué que prévu.

Hugo décide de se lancer dans l’aventure voile professionnelle fin 2019. Il commence par monter un premier dossier pour parler de son projet et rechercher des sponsors. Avec une petite épargne en poche, il n’a pas encore les fonds nécessaires pour acheter un bateau. Après avoir essuyé plusieurs refus de la part des banques pour débloquer les fonds, il décide alors de se pencher vers une seconde option : la location. En louant son premier 6.50, Hugo s’assure une première saison de course pour gagner ses qualifications, qu’il acquiert haut la main.

Hugo ne fait pas que naviguer, il consacre aussi beaucoup de temps à créer du contenu vidéo pour sa communauté Youtube (plus de 121 000 abonnés), ce qui lui prend environ 20h de travail par semaine ! Avec une telle visibilité, Hugo s’assure de pouvoir continuer l’aventure en trouvant les sponsors pour le soutenir. Cependant, il ne rencontre pas les bons interlocuteurs et décide alors de passer par une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank. une initiative qui lui apportera les fonds nécessaires pour tenir quelques mois supplémentaires.

Pari réussi, mais au bout de quelques mois, le problème de financement revient. Des centaines de mails envoyés aux sponsors potentiels, un quotidien pris par les meetings, la création vidéo, les entraînements, Hugo ne voit pas le bout du tunnel et commence à désespérer.

Avec un compte Instagram affichant déjà 8 000 abonnés en 2020 (il faut dire qu’Hugo est actif, plus de 10 000 abonnées en 2021), et un site web bien complet et référencé, il est alors repéré par une société d’accastillage Allemande : SVB, qui deviendra son sponsor titre !

« La marque souhaitait se développer en France, j’imagine que la personne en charge des partenariats a dû taper « skipper France » sur Google et voir que j’étais actif sur les Réseaux sociaux »

Le partenariat prend forme, Hugo y trouve son compte, ravi de pouvoir de communiquer pour une entreprise qui a du sens pour le nautisme.

Un partenaire titre, une première grosse étape dans la recherche de sponsor.

Hugo a donc signé avec son partenaire Titre (SVB), mais cela ne suffit pas pour qu’il puisse aller au bout de mon projet. « J’ai pourtant une bonne visibilité et je manie les réseaux sociaux depuis plusieurs années ». Avec plus de 130K abonnés en tout, il espère pouvoir convaincre rapidement de nouveaux sponsors à le soutenir.

Les solutions évoluent, le projet Liveboat voit le jour en 2020 pour soutenir les plus petites classes et permettre aux jeunes skippers d’atteindre leurs objectifs. Apporter la visibilité nécessaire au skipper, en utilisant des leviers marketing innovants (multiplication des supports, Live, webinar, podcast, vidéos…), permet de faire évoluer les possibilités de sponsoring. Il n’est pas forcément nécessaire d’investir des millions pour soutenir un skipper. De plus en plus de jeunes marques se lancent dans l’aventure, en trouvant des contreparties qui leur conviennent. Cela demande donc au skipper de booster son travail de recherche puisqu’il faut démultiplier les sponsors.

Se faire accompagner pour la communication ?

Hugo s’occupe soi-même de sa communication, mais avoue y passer beaucoup de temps au quotidien. Un temps qu’il aimerait consacrer à l’entraînement et à la pratique de voile. Il y a quelques semaines, il décide de faire appel à une Freelance en communication, pour l’accompagner sur les publications et les vidéos.

« J’ai voulu contacter des agences de com comme RIVACOM, mais ils ne préfèrent pas travailler avec les Ministes, les budgets leur semblent trop importants par rapport au bénéfices/ visibilité. »

Il existe un fossé entre la course au large et les Ministes. Pour la course au large, elles sont tellement médiatisées que les marques n’hésitent plus à y injecter des millions. « Par contre, quand on va leur proposer de financer à hauteur de 100 000 euros tout un projet de Mini Transat, il n’y a plus personne. Je les comprends aussi, même si cela leur coûte seulement le prix d’un foil pour la course au large, elles ne s’y retrouvent pas avec les Ministes, en termes de visibilité. »

Le marketing d’influence pour les skippers ?

Depuis quelques années, nous voyons fleurir des agences d’influence pour répondre aux besoins des marques sur les Réseaux Sociaux.
Vous avez de la visibilité sur les Réseaux sociaux ? Les marques viennent d’elles-mêmes vous proposer des placements de produits, contre rémunération : « vendre du maquillage ou des bijoux, ça ne m’intéresse pas » nous confie Hugo.

Accompagner les skippers dans leur recherche (création de contenu, présentation, gestion des Réseaux sociaux) pour pouvoir aller plus loin et répondre aux attentes du sponsoring de 2021, c’est la mission principale de Liveboat.

« Nous voulons donner du sens à ces collaborations en mettant en valeur des opportunités que les marques n’ont encore peut être pas bien identifiées » nous confie Romain, spécialiste des réseaux sociaux et chargé de marketing chez Liveboat.

Vous souhaitez vous lancer mais vous ne savez pas comment ? Contactez-nous !

20/09/2021

MINI TRANSAT 2021 : SUIVEZ EN LIVE LE DEPART d’HUGO PICARD // @thesailingfrenchman

L’équipe Liveboat est ravie de retrouver HUGO PICARD aka @thesailingfrenchman sur le départ de la MINI !
Pour l’occasion, nous avons proposé à SVB, sponsor titre d’Hugo, de réaliser un live pour suivre le départ de son coureur. Nous voulions proposer à sa communauté de suivre spécialement Hugo sur les premières minutes : challenge à relever dimanche ! 💪🏻

SUIVRE LE LIVE

LA MINI TRANSAT 2021, BIENTOT LE DEPART DE LA COURSE EMBLEMATIQUE DES PLUS PETITS VOILIERS DE LA COURSE AU LARGE !

En 2001, le vainqueur du Vendée Globe Yannick Bestaven, remportait sa première Mini Transat « cette première course a propulsé ma carrière » confie-t-il. Il sera sur cette édition 2021 pour donner le départ !

Véritable défi de navigation et école de la course au large, la Mini Transat voit tous les deux ans un peu plus de 80 coureurs s’élancer dans la traversée de l’Atlantique. Équipés d’un bateau de 6,50, d’un « confort » minimaliste et d’une détermination sans faille, les marins en solitaire prennent le départ des Sables d’Olonne le 26 septembre prochain !

La Mini Transat existe depuis 44 ans, elle a pour objectif de renouer avec l’esprit aventurier des premiers transatlantiques, loin des courses très médiatisées et brassant des millions d’euros. Le rêve de ses coureurs, c’est d’abord traverser l’atlantique sur un mini bateau !

La Mini Transat Eurochef voit s’affronter des candidats d’horizon bien différents : des futurs grands noms de la voile, des jeunes, des moins jeunes et des petits nouveaux. Cette année, sur 90 coureurs, 14 femmes prendront le départ, un chiffre dont Marc Chopin, l’organisateur, se félicite. Au cours des années précédentes, ont participés des skippers reconnus comme Loick Perron, Michel Desjoyaux, Ellen Macarthur ou encore Laurent et Yvan Bourgnon… Les meilleurs de cette transat peuvent donc se retrouver par la suite sur des courses aussi prestigieuses que le Vendée Globe. Un veritable projet de vie, qui demande un investissement humain mais aussi financier : certains bénéficient de sponsors, d’autres y investissent leurs économies !

UNE TRAVERSEE EN 2 ETAPES, SANS COMMUNICATION NI ASSISTANCE

Le départ sera donné ce dimanche 26 septembre à 14h, des Sables d'Olonne, France Jusqu’à Santa Cruz (îles Canaries), où les coureurs profite d’une escale de 3 semaines, puis deuxième départ jusqu’à St François, (Guadeloupe). L’escale permet aux marins d’éviter la période cyclonique aux Antilles, période trop dangereuse pour la navigation. Aucune communication avec la terre autorisée ! Sur ces petits « karts de mers », on ne trouve ni ordinateurs, ni smartphone, ni liaison satellite ! Impossible donc d’utiliser la technologie ou des conseils de personnes à terre pour performer !

Seuls au milieu de l’Atlantique, ces marins téméraires ont seulement droit au bulletin quotidien fourni par la direction de course : météo, prévisions à 48h et les distances au but des concurrents. Ils peuvent néanmoins échanger entre eux, par le biais de la VHF.

Pour des questions de sécurité, des bateaux accompagnateurs les suivent tout au long de la course pour proposer une assistance d’urgence si besoin.

DEUX CATEGORIES DE BATEAUX S’AFFRONTENT : LES PROTOTYPES ET LES SERIES

Sur cette course se retrouve face à face deux types de bateaux : les bateaux de série (produits à 10 exemplaires au minimum) et les bateaux prototypes. Ces derniers sont des bateaux uniques nés de l'imagination d'architectes et de coureurs en quête d'innovation.

De nombreuses innovation de plaisance ou de course au large sont testées sur chaque édition, souvent reprise sur d’autres classes ou même sur des projets plaisanciers.

DETERMINATION, ENTREPRENARIAT ET GALERES

QUI SONT LES COUREURS DE LA #CLASSE MINI Aujourd’hui, la Classe Mini rassemble environ 500 adhérents dont une grande majorité de coureurs, de tous les horizons socioprofessionnels, du charpentier à l’ingénieur, de l’infirmière au steward, du journaliste au skipper professionnel.

Cette course exige de ses participants : force, endurance & expertise. Pour arriver à la qualification Mini transat, il y a d’abords des étapes à passer :

Pour se qualifier à la Mini Transat, il faut avoir effectué 1 000 milles en solitaire sans escale et accumulé au moins 1 500 milles en course dans des épreuves de la classe. Il y a actuellement 90 places, donc c'est vraiment premier arrivé, premier servi !

Bon courage à tous les coureurs, nous allons suivre cette aventure de près chez Liveboat ❤️

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